Journée mondiale du cerveau : comment renforcer votre cerveau et réduire le risque de démence

Saviez-vous que près d’un cas de démence sur deux pourrait être évité ou du moins considérablement retardé ? À l’occasion de la Journée mondiale du cerveau, le 22 juillet, il est intéressant de se pencher sur les moyens dont nous disposons pour prendre soin de notre santé cérébrale, chaque jour et tout au long de notre vie.

La démence n’est pas une fatalité

Longtemps considérée comme purement génétique ou liée à l’âge, la démence est aujourd’hui reconnue comme étant influencée par le mode de vie, l’éducation et des facteurs sociaux. En prêtant attention aux facteurs de risque à un stade précoce, il est possible de réduire considérablement le risque de développer une démence. La prévention est particulièrement efficace à l’âge mûr (40-60 ans), car c’est à ce moment-là que commencent les changements insidieux dans le cerveau qui peuvent favoriser l’apparition ultérieure de maladies.

14 facteurs de risque à connaître

Une étude publiée dans la revue spécialisée The Lancet identifie 14 facteurs de risque influençables qui, combinés, pourraient être responsables de jusqu’à 45 % de tous les cas de démence :

  1. Faible niveau d’éducation
  2. Isolement social
  3. Dépression
  4. Surpoids
  5. Manque d’activité physique
  6. Fumer
  7. Consommation excessive d’alcool
  8. Déficience auditive
  9. Déficience visuelle
  10. Diabète
  11. Hypertension
  12. Taux élevé de cholestérol LDL
  13. Pollution atmosphérique
  14. Traumatismes crâniens

Ces facteurs ont souvent une influence indirecte sur le cerveau, par exemple par le biais de lésions vasculaires, de processus inflammatoires ou d’une diminution du traitement des stimuli.

Le cerveau et le cœur : un lien étroit

Bon nombre de ces facteurs de risque ont non seulement un impact sur le cerveau, mais aussi sur le système cardiovasculaire. La bonne nouvelle : faire du sport, manger sainement, réduire son stress et entretenir des relations sociales est bénéfique à la fois pour le cœur et pour le cerveau. Même de petits changements dans votre quotidien peuvent avoir un effet considérable :

  • Activité physique régulière
  • Une alimentation saine, pauvre en sucre et en graisses saturées
  • Contrôle de la tension artérielle et du cholestérol
  • Utiliser des aides auditives et visuelles à un stade précoce
  • Activité cognitive par la lecture, l’apprentissage, la discussion
  • Entretenir ses relations sociales

Pourquoi l’éducation (même tard dans la vie) protège

Un niveau d’éducation élevé ne favorise pas seulement des conditions de vie saines – il semble également créer ce qu’on appelle un « réserve cognitive ». Les personnes qui ont une activité intellectuelle intense, que ce soit par le biais de défis professionnels, de l’apprentissage tout au long de la vie ou d’intérêts personnels, peuvent compenser plus longtemps les changements pathologiques dans le cerveau. C’est pourquoi il est toujours utile d’apprendre de nouvelles choses, de commencer une nouvelle langue, de jouer d’un instrument de musique ou de résoudre des tâches complexes.

La prévention de la démence est également une responsabilité sociale

Les mesures individuelles sont essentielles, mais la politique et la société ont également leur part de responsabilité. Il faut améliorer l’accès à l’éducation, proposer des offres de prévention à grande échelle, traiter la dépression et fixer des limites claires en matière de pollution atmosphérique et sonore.

Conclusion : commencez tôt, mais il n’est jamais trop tard

La démence n’est pas toujours évitable, mais nous avons plus d’influence sur la santé de notre cerveau que beaucoup ne le pensent. Et plus tôt nous commençons, mieux c’est. Mais même ceux qui prennent des mesures tardivement peuvent en bénéficier. Parfois, un petit geste suffit : porter un casque à vélo, mettre des lunettes pour corriger une déficience visuelle ou remplacer la bière de l’après-travail par un spritz.

À l’occasion de la Journée mondiale du cerveau : ce que vous pouvez faire dès maintenant

  • Prenez rendez-vous chez votre médecin traitant pour un bilan de santé (tension artérielle, cholestérol, risque de diabète).
  • Prévoyez des moments fixes pour faire de l’exercice et vous stimuler intellectuellement.
  • Prenez la résolution de lire un nouveau livre ou discutez de sujets d’actualité avec vos amis.
  • Vérifiez si votre audition ou votre vue a baissé et agissez rapidement.

Votre cerveau reste adaptable tout au long de votre vie. Gardez-le actif, chaque jour.

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